Alors je continue ce que j'ai entamé, me pourrir l'existence avec ces substances totalement illicite, courir après le vice, poursuivre l'excès, continuer les conneries. Je n'ai pas peur de ma fin, on plonge tous vers le néant un jour ou l'autre en fin de compte. Je sais que sans ma clope ou mon pillux ma journée sera mauvaise, considérez moi comme droguée si vous le voulez, c'est MA vie, MES choix, il y en a qui se crèvent le cul à aller au boulot tous les matins en se ruinant la santé par un manque de sommeil, il y en a d'autres qui font des métiers dangereux, du jour au lendemain l'un peut s'effondrer de fatigue, l'autre peut mourir au front, mais c'est moi que l'on viendra juger. Qui a dit menteur ? On a tous un but. Le mien personne ne le connait. Je ne suis pas attirée par la mort, loin de là, juste que je n'en ai pas peur. Tout arrive quand il faut, et même la mauvaise heure fait partie du destin. J'ai acquis un certain niveau de maturité qui me permet d'analyser tout sous un certain angle. Certains veulent être connus pour ne pas être oublié au fil des années, d'autres encore veulent faire parti de la légende criminelle. Chacun son moyen de reconnaissance. Après tout, on a qu'une vie, alors on en fait ce que l'on veut.
Évidemment, il y en a qui n'ont pas pris d'indépendance, qui ont besoin d'être rattaché à des racines complètement inutiles, se sentir possédé par des fans, qui voudront absolument être un modèle (ce qu'ils ne seront jamais), genre le mec tout beau tout frais tout friqué. À mon avis, il attirera plus les michtonneuses que les groupies influençables. Moi je n'éprouve pas ce besoin là. J'aime la liberté, la frivolité, voler comme un oiseau d'un nid à un autre, sans à chaque fois faire attention à ce que je fais pour ne pas blesser telle ou telle personne. Je vis ma vie, j'en suis l'actrice principale et non pas la simple spectatrice du désastre qu'elle devient. Ma mentalité peut paraître choquante, ma mort je la déciderai. Rien ne me détruira, que ce soit les coups que je reçois, que je donne, les mauvaises critiques qui d'ailleurs ne me font strictement rien, ou encore les peines d'amour. Je ne veux aucun rattachement au sol, je ne suis pas faite pour le mec éperdument amoureux de moi que je vois H24. J'ai besoin de vivre, d'espace. Car au final je le sais que le danger, j'aime ça. Et je le sais que si un jour je perds ma vie, mes proches perdront la leur.. JAMAIS je ne me suiciderai, JAMAIS je n'abuserai des drogues pour faire une overdose. Au final, ma mort se résout à une balle à bout pourtant, tu pointes ce magnifique 9milli vers moi, j'avance vers lui, histoire de mieux l'admirer, histoire d'affronter ce présent au lieu de fuir la réalité. Un destin nous rattrape toujours, alors pourquoi y échapper..
En fait, je ne pensais pas que j'étais aussi attachante, que mon sourire été si important à leurs yeux, que mon regard pétillant été la lumière qu'ils avaient besoin. J'ai compris un peu trop tard que malgré mon détachement, énormément de personnes m'aimaient et m'aiment encore. Toute cette eau salée qui a coulée sur leurs joues.. J'ai envie de leurs dire "Ne pleurez pas".. Je ne veux pas causer la tristesse de mes proches. Ils rendent hommage à ma petite bouille, je ne voulais pas.. Et quand je vois, elle, la femme de ma vie, ma maman, en larmes toutes les nuits, je me dis qu'il faut que je revienne. Mais il est trop tard, impossible de revenir en arrière..
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